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Réédition en vinyle du "As Found" de FUGU

"As Found" pour la première fois en vinyle + CD 27 titres (album original + raretés & démos inédites) + insert documentant l'enregistrement

Le Pop Club s'associe à  l'initiative de Wewant2Wecord et aux côtés de Microcultures et de Balades Sonores, pour rééditer le deuxième album de FUGU (Mehdi Zannad) "As found" sorti en 2005 chez Third Side. 

financement participatif : https://fr.ulule.com/reedition-vinyle-as-found-fugu/

"Produit par Xavier Boyer de Tahiti 80, ce second Fugu rassemble en douze morceaux ce que la pop française anglophile a généré de plus gracieux au cours des années 2000." Par Christophe Conte (Libération, 18 novembre 2018)

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"C’est joué sans editing, sur un 8 pistes minidisc – une aberration technologique! Ces enregistrements m’ont été utiles pour guider les arrangements de basse, batterie, chœurs et guitares, car je voulais un album dont je contrôlerais chaque partie.

Dans ma cuisine à Nancy, j’avais aménagé un espace studio en la divisant en deux. Par sécurité la chaudière était restée côté fenêtre mais j’ai dû tout démonter quand le chauffagiste est passé pour l’entretien, et qu’il a essayé de m’extorquer de l’argent en échange de son silence sur mon aménagement vis-à-vis des proprios.

Avec les maquettes je me suis mis à la recherche d’un nouveau label et d’un co-réalisateur. Plusieurs voyages à Glasgow ont abouti à la rencontre avec Tony Doogan (l’ingé son et réalisateur de Belle & Sebastian), mais on n’a pas trouvé de terrain d’’entente parce qu’il m’imposait d’enregistrer l’album en dix jours... Je comptais, au contraire, prendre mon temps. Xavier Boyer et Tahiti 80 m’ont proposé une solution beaucoup plus alléchante : passer presque un mois dans leur studio équipé de neuf. On était déjà des amis et j’admirais leur travail. Je me savais entre de bonnes mains.

En octobre 2004, ma mère m’a conduit en camionnette à Darnétal, en banlieue de Rouen, avec toute ma collection de claviers vintage. Une situation qui soulignait un certain manque de maturité à trente-trois ans.

Pedro (Resende) nous a accueillis sur le parking, il faisait beau. On s’est mis à quatre pour descendre le CP60 au sous-sol du Kalif’ (structure qui abritait à l’époque le studio de Tahiti 80).

Après quelques jours à répéter, on a fait une pause pour le week-end. J’en ai profité pour me balader dans Rouen et le soir même je me suis retrouvé aux urgences, opéré d’une appendicite foudroyante.

A mon réveil, le groupe au complet m’amenait du linge propre et des DVD.

Il n’a fallu qu’un jour pour que je me retrouve en studio en « ambulatoire ». J’ai découvert que les Tahiti avaient enregistré une version de chaque titre avec Xavier qui chantait ! C’était un plaisir à entendre. Simon Johns de Stereolab venait d’arriver de Londres, on a commencé par les prises de rythmiques avec lui et Sylvain (Marchand), Pedro aux manettes. Puis j’ai été poussé derrière le micro, terrifié à l’idée que ma cicatrice s’ouvre si je chantais trop fort.

J’ai eu la chance de jouer avec ces musiciens soudés, au savoir-faire de hitmakers, je me suis simplement laissé porter par leur optimisme, je crois que ça s’entend !"

Mehdi